Un licenciement en 2025 peut ouvrir une fenêtre fiscale rare sur l’assurance-vie: jusqu’au 31 décembre 2026, les gains retirés peuvent échapper à l’impôt sur le revenu. L’avantage n’est pas automatique, il dépend de la situation au moment du retrait et du calendrier.
Dans la pratique, cette règle peut changer la décision d’un foyer qui doit reconstituer de la trésorerie après une perte d’emploi: financer des dépenses courantes, absorber une baisse de revenus, ou éviter de s’endetter. Mais elle impose aussi un réflexe simple: vérifier si le retrait intervient dans les temps et avant une reprise d’activité.
L’autre point à garder en tête est que l’exonération visée concerne l’impôt sur le revenu, pas l’ensemble des prélèvements. Même quand l’avantage s’applique, une partie de la fiscalité reste due sur les gains, ce qui influe sur le montant perçu.
La règle clé: exonération d’impôt sur le revenu jusqu’au 31 décembre 2026
La situation type décrite est la suivante: deux salariés quittent la même entreprise en 2025, l’un par licenciement, l’autre via une rupture conventionnelle. Selon Selectra, seul le salarié licencié peut retirer les gains de son assurance-vie sans impôt sur le revenu, y compris via un retrait partiel, jusqu’au 31 décembre 2026 [1].

Le mécanisme repose sur une condition de calendrier: l’exonération s’applique aux produits (les gains) perçus si le contrat est dénoué au plus tard le 31 décembre de l’année suivant celle de l’événement. Le ministère de l’Économie rappelle ce principe de date butoir, applicable aux situations ouvrant droit à exonération d’impôt sur le revenu lors d’un retrait ou de la clôture [5]. Résultat: pour un licenciement survenu en 2025, la limite tombe à la fin de 2026.
Ce point de timing n’est pas théorique. Selectra insiste sur un aspect concret: mieux vaut engager la demande sans attendre les derniers jours de décembre, car une fois la date passée, l’exonération est perdue [1]. Pour un ménage, cela peut peser sur la stratégie: retirer plus tôt pour sécuriser l’avantage, ou attendre au risque de dépasser l’échéance.
Qui est concerné: inscription à France Travail et absence de reprise d’emploi
La règle ne vise pas tous les épargnants licenciés indistinctement. Selon Selectra, l’avantage s’applique au licencié de 2025 s’il est inscrit à France Travail et s’il n’a pas retrouvé d’emploi au moment du retrait [1]. Autrement dit, c’est la situation au moment où l’argent sort du contrat qui compte, pas uniquement l’événement passé.

Dans le quotidien, cela peut conduire à des arbitrages très simples. Exemple fréquent: une personne licenciée retrouve un emploi rapidement, mais envisage un retrait quelques mois plus tard pour boucler un budget. Si la reprise d’emploi intervient avant le rachat, l’exonération liée au licenciement ne joue plus dans le cadre décrit par Selectra [1].
Il faut aussi distinguer les cas de sortie d’entreprise. La rupture conventionnelle n’est pas traitée de la même façon dans l’exemple donné: elle ne permet pas de bénéficier de cette exonération d’impôt sur le revenu sur les gains d’assurance-vie au titre de la règle évoquée [1]. Concrètement, deux situations professionnelles proches sur le papier peuvent produire deux fiscalités différentes au moment de débloquer l’épargne.
Le ministère de l’Économie rappelle également que l’événement peut concerner la personne qui perçoit les produits ou son époux ou partenaire de Pacs [5]. Dans un couple, cela compte: l’assurance-vie peut être au nom de l’un, mais l’événement peut toucher l’autre, ce qui peut entrer dans le champ de l’exonération selon les cas prévus.
Dates, conditions et fiscalité à connaître
Ce qui reste dû: 17,2 % de prélèvements sociaux sur les gains
L’exonération dont il est question ne supprime pas tout. Selectra indique que les prélèvements sociaux restent dus dans tous les cas au taux de 17,2 % [1]. La Direction générale des Finances publiques confirme le taux global appliqué aux revenus versés en 2025: 17,2 %, avec une décomposition en CSG, CRDS et prélèvement de solidarité [2].
Résultat: même si l’impôt sur le revenu disparaît sur les gains, une partie de la fiscalité continue de s’appliquer. Pour un foyer, c’est la différence entre « zéro impôt sur le revenu » et « zéro taxe »: ce n’est pas la même chose au moment de calculer ce qui arrive sur le compte bancaire.
Autre rappel utile: lors d’un rachat, seuls les gains sont taxés, jamais les sommes versées. Selectra le souligne explicitement [1]. C’est un point très concret pour comprendre un relevé d’opération: si une personne retire une somme, elle contient une part de capital (versements) et une part de gains, et seule la part de gains sert de base aux prélèvements et, en temps normal, à l’impôt sur le revenu.
Enfin, impots.gouv.fr rappelle un principe de base: tant qu’aucun rachat n’est effectué pendant la durée du contrat, les gains ne sont pas imposés à l’impôt sur le revenu [2]. L’enjeu se concentre donc sur le moment où l’épargne est mobilisée, souvent précisément quand le foyer traverse une période de fragilité (perte d’emploi, baisse de revenus).
Avant 8 ans, PFU à 12,8 %: ce que change l’exonération en cas de licenciement
Hors cas d’exonération, la fiscalité des gains dépend de l’âge du contrat et des options d’imposition. Boursorama Banque rappelle qu’en cas de rachat avant le 8e anniversaire du contrat, les gains sont soumis au PFU, soit 12,8 % d’impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux, avec la possibilité d’opter pour le barème progressif si c’est plus favorable [4].
C’est dans ce contexte que la règle « licencié en 2025 » prend tout son relief: Selectra explique que l’impôt sur le revenu, jusqu’à 12,8 % sur un contrat de moins de 8 ans, disparaît si les conditions liées au licenciement sont remplies [1]. Pour un ménage qui doit débloquer une assurance-vie récente, l’écart peut être significatif entre un retrait « standard » et un retrait entrant dans le cadre de l’exonération.
Après huit ans, la fiscalité change aussi. Le ministère de l’Économie indique qu’à partir de huit ans, un abattement annuel de 4 600 euros (ou 9 200 euros pour un couple marié ou pacsé soumis à imposition commune) s’applique sur les gains lors des rachats, dans la limite de cet abattement les gains ne sont pas soumis à l’impôt sur le revenu [5]. Boursorama Banque rappelle également cet abattement et mentionne un prélèvement forfaitaire de 7,5 % au-delà, sous conditions liées au total des versements [4].
Dans la vraie vie, cela donne deux logiques différentes. Pour un contrat ancien, l’abattement peut déjà réduire, voire annuler, l’impôt sur le revenu sur une partie des gains. Pour un contrat plus récent, l’exonération liée au licenciement peut jouer le rôle de « filet fiscal » temporaire, à condition de respecter strictement la fenêtre et la situation au moment du retrait.
Les autres événements qui ouvrent droit à exonération, et le réflexe calendrier
Le licenciement n’est pas le seul événement pouvant ouvrir une exonération d’impôt sur le revenu lors d’un retrait ou de la clôture. Le ministère de l’Économie cite plusieurs situations d’exonération, avec la même règle de date: le dénouement doit intervenir au plus tard le 31 décembre de l’année suivant celle de l’événement [5].
Dans la pratique, ce « réflexe calendrier » est central: l’échéance est fixe, elle ne s’adapte pas au rythme des démarches. Selectra rappelle la logique en l’illustrant: pour un licenciement intervenu en 2026, la date limite tomberait au 31 décembre 2027 [1]. Le message opérationnel est clair: si un retrait est envisagé, mieux vaut l’anticiper pour éviter de franchir la date butoir.
Enfin, il existe d’autres cas d’exonération mentionnés dans des contenus pédagogiques, comme le licenciement sous condition d’inscription comme demandeur d’emploi, la cessation d’activité non salariée à la suite d’une liquidation judiciaire, la mise à la retraite anticipée ou certaines invalidités [3]. Pour un foyer, l’enjeu est moins de connaître la liste par cœur que d’identifier l’événement déclencheur et de vérifier si le retrait envisagé tombe dans la fenêtre prévue.
Résultat: pour une personne licenciée en 2025, la question pratique devient « faut-il débloquer une partie de l’assurance-vie avant fin 2026, tant que l’inscription à France Travail et l’absence de reprise d’emploi sont réunies? », puis « quelle part correspond à des gains, donc à une base soumise au moins aux prélèvements sociaux? ».
Rachat d’assurance-vie après licenciement: les repères
- Vérifier que l’événement est un licenciement et que l’éligibilité est ouverte au moment du retrait.
- Contrôler la situation: inscription à France Travail et pas de reprise d’emploi au moment du rachat.
- Respecter l’échéance: 31 décembre 2026 pour un licenciement en 2025.
- Anticiper la fiscalité résiduelle: 17,2 % de prélèvements sociaux sur les gains.
Ce qu’il faut surveiller sur les prochains mois
Le point de vigilance le plus simple tient en une date et une situation: la fin d’année et la reprise d’emploi. Tant que l’échéance du 31 décembre 2026 n’est pas dépassée et que les conditions décrites sont réunies, le retrait peut être organisé pour limiter l’impôt sur le revenu, tout en intégrant que les prélèvements sociaux continueront de s’appliquer sur les gains.
Exonération assurance-vie après licenciement 2025
- Licencié en 2025, un retrait d’assurance-vie peut être exonéré d’impôt sur le revenu jusqu’au 31 décembre 2026.
- L’exonération est conditionnée à l’inscription à France Travail et à l’absence de reprise d’emploi au moment du retrait.
- Les prélèvements sociaux restent dus sur les gains au taux de 17,2 %.
- Lors d’un rachat, seuls les gains sont taxés, pas les versements.
- Avant 8 ans, les gains sont en principe soumis au PFU: 12,8 % d’impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux.
Cet article a été rédigé avec l' assistance de l' intelligence artificielle à partir de sources journalistiques.
Sources
- Licencié en 2025 : jusqu'au 31 décembre, vos gains d'assurance vie échappent à l'impôt sur le revenu
- L'assurance-vie et le PEA |impots.gouv.fr
- Fiscalité Assurance Vie 2026 : Impôts et Déductions
- Taxation assurance vie : comment ça fonctionne ?
- Quelle est la fiscalité de l’assurance-vie ? | economie.gouv.fr



