Prêt immobilier : allez-vous profiter de la fin du questionnaire de santé ?

Souscrite au moment de la signature de votre prêt immobilier, l’assurance emprunteur est soumise à un questionnaire santé précis.  Celui-ci permet à l’assureur d’apprécier  si votre état de santé est à risque ou s’il peut vous assurer sans souci de complications. 

De récents changements ont modifié la donne et ce questionnaire n’est plus systématique. Quelles sont donc les conditions désormais pour y être soumis ? Quels sont les critères étudiés ? Que se passe-t-il si vous avez été ou êtes gravement malade ? 

C’est à toutes ces questions que répondra cet article.

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assurance pret immobilier questionnaire santé : pour qui désormais ?

Depuis le 1er juin 2022, il n’est plus obligatoire pour tout le monde de remplir le trop célèbre questionnaire sur votre état de santé demandé par les assurances de prêt immobilier. En effet, cette obligation s’est réduite à certaines conditions.

Un questionnaire sous conditions

Désormais, le questionnaire santé n’est plus obligatoire que sous deux conditions : si la part assurée est au maximum de 200 000 euros et si le remboursement total du prêt s’effectue avant que vous atteigniez 60 ans.

En dehors de ces conditions, toutes les modalités restent les mêmes. Aussi, serez-vous alors soumis au questionnaire afin de déterminer pour l’assureur, s’il doit approfondir les examens ou pas. Mais comment se passe ce questionnaire ? Quelles sont les questions médicales posées ?

Une assurance selon quels critères ?

Dans ce document, votre assureur vous interrogera sur vous, votre état de santé en général. Voici, dans cette liste non exhaustive, les différentes questions qui vous seront généralement posées :

  • Quel est votre âge ?  Votre poids ?  Votre taille ?
  • Est-ce que vous fumez ?
  • Consommez-vous de l’alcool de façon régulière ?
  • Suivez-vous des traitements médicaux ?
  • Souffrez d’un handicap ou d’une maladie ?

Les cas particuliers du questionnaire santé d’assurance

Il faut savoir que si vous êtes ou avez été malade, tout n’est pas perdu pour vous.  En effet, selon ces deux cas, il existe des solutions.

Si j’ai été gravement malade ?

Si vous êtes guéri d’ un cancer ou de l’hépatite C et que votre protocole thérapeutique s’est terminé depuis plus de cinq ans, sous certaines conditions, le » droit à l’oubli  » vous permet de ne pas déclarer votre pathologie dans le questionnaire.  Vous pouvez éviter ainsi des primes supplémentaires ou des exclusions.

Si mon état de santé ne me permet pas d’assurance de prêt ?

Si toutefois votre état de santé vous empêche de souscrire une assurance de prêt traditionnelle, sachez que vous pouvez vous tourner vers la convention Aeras. Pour cela, rapprochez-vous de votre assurance ou de votre banque.

En dernier recours, vous pouvez aussi proposer des garanties alternatives à votre banquier :

  • Le cautionnement. Il s’agit de désigner une personne solvable qui s’engage à rembourser le prêt dans la cas où vous n’en auriez plus la capacité.
  • Le nantissement d’un capital. Par exemple, un contrat d’assurance vie.
  • L’hypothèque d’un bien immobilier que vous possédez déjà.

Comme vous le voyez, toutes ces conditions vous permettent donc d’envisager votre prêt immobilier sereinement.

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